Résidence secondaire et Lex Weber : l’impact sur la valeur en montagne

Par Bastien Liebgott
Temps de lecture : 3min
Estimer ma propriété

La loi sur les résidences secondaires a créé deux marchés distincts dans les communes touristiques. Ce que cela change pour un vendeur.

Les points à retenir
  • La Constitution fédérale limite à 20 % la part de résidences secondaires des communes concernées, ce qui gèle la création de nouveaux logements de ce type.
  • Dans ces communes, un logement déjà autorisé comme résidence secondaire bénéficie d’une rareté créée par la loi.
  • Le statut exact de votre bien doit être vérifié auprès de la commune : il conditionne tout.

Ce que prévoit la Lex Weber

À la suite de l’initiative populaire acceptée en 2012, la Constitution fédérale limite la proportion de résidences secondaires à 20 % du parc de logements et de la surface habitable d’une commune. La loi fédérale sur les résidences secondaires met en œuvre ce principe et encadre la construction de nouveaux logements dans les communes ayant dépassé ce seuil.

Conséquence directe : dans ces communes, il n’est en principe plus possible de construire de nouvelles résidences secondaires, sous réserve des exceptions prévues par la loi, notamment pour les logements existants avant son entrée en vigueur et pour certains cas liés à l’hébergement touristique.

À vérifier impérativement : le statut de votre commune — au-dessus ou en dessous du seuil — ainsi que le statut de votre logement et les éventuelles restrictions d’utilisation inscrites au registre foncier. Ces informations doivent être obtenues auprès de la commune et confirmées par votre notaire. Le régime a évolué depuis l’entrée en vigueur et comporte plusieurs exceptions.

Les deux marchés créés par la loi

Catégorie de logementQui peut l’acheter et pour quel usageEffet sur la valeur
Logement ancien, sans restriction d’utilisationUsage libre, y compris comme résidence secondairePosition favorable : la rareté est créée par la loi elle-même
Logement neuf soumis à restriction de résidence principaleUsage limité à la résidence principale ou à un usage assimiléMarché plus étroit : acheteurs locaux ou personnes s’établissant dans la commune
Logement affecté à l’hébergement touristiqueUsage encadré par les conditions de l’autorisationValeur dépendante des contraintes d’exploitation

La différence de statut entre deux appartements voisins d’une même station peut donc être plus déterminante pour leur valeur que leur surface ou leur vue.

Ce que cela implique pour un vendeur

Si votre bien est un logement ancien sans restriction dans une commune touristique, vous détenez un produit que la loi empêche de reproduire. C’est un argument de vente majeur, à condition d’être documenté par l’attestation communale et non simplement affirmé.

Si votre bien est soumis à une restriction de résidence principale, le marché est plus étroit mais réel : il correspond aux habitants de la commune, aux personnes qui s’y établissent et, selon les cas, aux travailleurs saisonniers ou aux familles locales. La communication doit alors être claire dès l’annonce, pour éviter les visites sans suite.

Les points à clarifier avant la mise en vente

  1. Le statut de votre logement : résidence principale, résidence secondaire, logement touristique, ou absence de restriction.
  2. L’existence d’une mention ou d’une restriction d’utilisation inscrite au registre foncier.
  3. La date de construction ou d’autorisation du logement, qui détermine le régime applicable.
  4. Les éventuelles obligations de location ou d’exploitation attachées au bien.
  5. La position de la commune, par écrit, sur le statut de votre bien.

Une précision importante

La Lex Weber et la Lex Koller sont deux réglementations distinctes, souvent confondues. La première limite la proportion de résidences secondaires dans certaines communes, indépendamment de la nationalité de l’acheteur. La seconde encadre l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger.

Un bien peut être concerné par l’une, par l’autre, par les deux, ou par aucune. Voir notre article consacré à la Lex Koller sur le blog neho.

Comment neho vous aide sur ce point

Le statut et la valeur de votre bien en zone touristique ne se lit pas dans un barème : cela se lit dans les transactions comparables de votre quartier. neho combine l’analyse des données de marché et le regard d’un courtier local qui connaît les immeubles, les rues et les acheteurs de votre secteur.

Demandez votre estimation gratuite : vous obtenez une fourchette argumentée, le détail des éléments qui tirent votre prix vers le haut ou vers le bas, et un avis clair sur ce qui vaut la peine d’être corrigé avant la mise en vente. Si vous décidez de vendre votre bien, nos honoraires sont fixes : CHF 12’000, quelle que soit la valeur du bien.

Retrouvez toute la série sur les critères de valeur sur le blog neho.

Bastien Liebgott
Bastien Liebgott
Digital Manager

Passionné par l'immobilier, Bastien a rejoint Neho en 2022 après plusieurs expériences dans la création de contenu et l'expérience utilisateur. Son objectif au quotidien : rendre le site et les articles du blog aussi clairs et utiles que possible, pour que chacun y trouve des réponses concrètes à son projet immobilier.

Avez-vous vu ces articles ?

Contactez votre équipe locale

Nous sommes disponibles pour répondre à l’ensemble de vos questions, vous conseiller et vous accompagner dans votre projet de vente.