Balcon, terrasse ou loggia : ce qui compte vraiment pour l’acheteur

Par Bastien Liebgott
Temps de lecture : 3min
Estimer ma propriété

Balcon, terrasse, loggia, jardin d’hiver : les définitions, ce qui les sépare en valeur, et le critère qui compte plus que le nom.

Les points à retenir
  • Les quatre types d’extérieurs n’ont ni la même définition, ni la même pondération dans une estimation.
  • Le critère décisif n’est pas le nom mais la profondeur utile : un extérieur où l’on ne peut pas s’asseoir ne vaut presque rien.
  • La loggia, souvent négligée, est l’extérieur le plus utilisable sur l’année en Suisse.

Quatre mots, quatre réalités

TypeDéfinitionCe que cela implique
BalconPlateforme en saillie sur la façade, ouverte, avec garde-corpsSurface généralement modeste ; la profondeur fait tout
TerrasseSurface extérieure de plain-pied, sur dalle, sur toiture ou sur le terrainSurfaces plus généreuses, pondération plus favorable, mais entretien et étanchéité à surveiller
LoggiaEspace extérieur encastré dans le volume du bâtiment, couvert et fermé sur deux ou trois côtésAbritée du vent et de la pluie, donc utilisable plus longtemps dans l’année
Jardin d’hiver / vérandaEspace vitré fermé, parfois chaufféPeut compter en surface habitable s’il est chauffé et isolé ; statut à vérifier dans les plans et l’acte

Le critère qui compte plus que le nom : la profondeur

Un balcon de 1,2 mètre de profondeur ne permet pas d’installer une table et de passer derrière une chaise. Il sert à poser deux plantes et à étendre du linge. Un balcon de 2 mètres devient une pièce d’été. L’écart de valeur entre les deux est sans commune mesure avec l’écart de surface.

C’est la raison pour laquelle comparer deux appartements sur la seule surface d’extérieur annoncée conduit à des conclusions fausses. Dix mètres carrés en bande étroite le long de la façade et dix mètres carrés carrés en loggia ne se vendent pas au même prix.

Pourquoi la loggia est sous-estimée

En Suisse, l’extérieur n’est confortable qu’une partie de l’année. La loggia, couverte et protégée du vent, étend nettement cette période : on y mange au printemps et en automne, on y reste quand il pleut, et elle évite la surchauffe en été grâce à l’ombre portée du volume construit.

Elle présente un autre avantage pratique : étant encastrée, elle est beaucoup mieux protégée du vis-à-vis latéral qu’un balcon en saillie. Pour un acheteur qui a vécu dans un appartement avec balcon inutilisable, c’est un argument immédiat.

Son inconvénient est qu’elle prend sur le volume construit : à surface de plancher égale, une loggia réduit la surface habitable. L’arbitrage dépend donc de la taille du logement.

Comment cela se traduit dans une estimation

Chacun de ces extérieurs entre dans l’estimation avec une pondération différente, appliquée au prix au m² de l’intérieur. Les praticiens et les banques n’utilisent pas tous les mêmes clés, ce qui explique une partie des écarts entre estimations.

Deux règles pratiques, elles, font consensus : un extérieur utilisable vaut beaucoup plus qu’un extérieur décoratif, et le premier extérieur vaut plus que le second. Passer de rien à un balcon change la catégorie du bien ; ajouter un second balcon à un logement qui en a déjà un apporte peu.

Avant de vendre : les bons réflexes

  1. Mesurez et annoncez la profondeur, pas seulement la surface. C’est l’information que l’acheteur cherche et qu’il ne trouve jamais.
  2. Vérifiez le statut juridique de l’extérieur dans le règlement de PPE : partie privative ou partie commune à usage exclusif.
  3. Si vous avez une véranda ou un jardin d’hiver, clarifiez s’il compte en surface habitable : une surface annoncée que l’acte contredit est un sujet de litige.
  4. Aménagez avant les photos : table, chaises, éclairage, quelques plantes. L’acheteur doit voir un usage, pas un vide.
  5. Réparez ce qui est visible : garde-corps rouillé, store déchiré, sol décollé. Ces détails pèsent plus que leur coût.

Comment neho vous aide sur ce point

La valeur de votre balcon, terrasse ou loggia ne se lit pas dans un barème : cela se lit dans les transactions comparables de votre quartier. neho combine l’analyse des données de marché et le regard d’un courtier local qui connaît les immeubles, les rues et les acheteurs de votre secteur.

Demandez votre estimation gratuite : vous obtenez une fourchette argumentée, le détail des éléments qui tirent votre prix vers le haut ou vers le bas, et un avis clair sur ce qui vaut la peine d’être corrigé avant la mise en vente. Si vous décidez de vendre votre bien, nos honoraires sont fixes : CHF 12’000, quelle que soit la valeur du bien.

Retrouvez toute la série sur les critères de valeur sur le blog neho.

Bastien Liebgott
Bastien Liebgott
Digital Manager

Passionné par l'immobilier, Bastien a rejoint Neho en 2022 après plusieurs expériences dans la création de contenu et l'expérience utilisateur. Son objectif au quotidien : rendre le site et les articles du blog aussi clairs et utiles que possible, pour que chacun y trouve des réponses concrètes à son projet immobilier.

Avez-vous vu ces articles ?

Contactez votre équipe locale

Nous sommes disponibles pour répondre à l’ensemble de vos questions, vous conseiller et vous accompagner dans votre projet de vente.

(+41) 21 588 14 14