Ce que la saison change réellement
Le marché immobilier suisse connaît un rythme annuel assez régulier : l’activité reprend après l’hiver, culmine au printemps, ralentit pendant les vacances d’été, repart à la rentrée et se calme en fin d’année.
Mais attention à l’interprétation : ce rythme concerne le volume d’annonces et de transactions, pas nécessairement le niveau des prix. Au printemps, il y a plus d’acheteurs, mais aussi plus de biens en concurrence. Les deux effets se compensent largement.
Les avantages de chaque période
| Période | Avantage | Inconvénient |
|---|---|---|
| Printemps | Le plus grand nombre d’acheteurs actifs ; jardins et extérieurs à leur avantage | Forte concurrence entre biens similaires |
| Été | Acheteurs très motivés, moins de curieux ; extérieurs valorisés | Volume réduit pendant les vacances |
| Automne | Deuxième pic d’activité ; acheteurs cherchant à conclure avant la fin d’année | Fenêtre plus courte |
| Hiver | Peu de concurrence ; acheteurs sérieux uniquement | Moins de visites, photos et extérieurs moins flatteurs |
L’idée répandue selon laquelle il ne faudrait pas vendre en hiver mérite d’être nuancée : moins d’acheteurs, mais aussi moins de biens concurrents, et des candidats qui ont une vraie raison de chercher en décembre.
Les biens pour lesquels la saison compte vraiment
- Les biens avec grand jardin ou piscine : la différence de présentation entre juin et janvier est considérable.
- Les biens en altitude : l’accès, l’ensoleillement et la perception changent radicalement selon la saison. Vendre un chalet au cœur de l’hiver a du sens ; vendre un bien de fond de vallée en décembre, beaucoup moins.
- Les biens orientés nord ou peu lumineux : ils se présentent mieux en période de forte luminosité.
- Les biens avec terrasse ou grand balcon : l’extérieur se vend quand il s’utilise.
- Les biens de vacances : la saison d’usage détermine le moment où les acheteurs se projettent.
Les contraintes qui pèsent plus que la saison
Dans la pratique, le calendrier de la plupart des ventes est dicté par autre chose : un déménagement, une succession, un divorce, un changement professionnel, l’achat d’un autre bien. Vouloir attendre « la bonne saison » dans ces situations revient souvent à supporter plusieurs mois de charges pour un gain incertain.
Un autre paramètre pèse davantage que la saison : le niveau des taux hypothécaires et la capacité d’emprunt des acheteurs. Voir notre article consacré à ce sujet.
Le conseil pratique
- Ne retardez pas une vente de plusieurs mois pour une question de saison : le coût de portage dépasse généralement le gain espéré.
- En revanche, utilisez le temps de préparation pour photographier le bien à son avantage, y compris en avance de saison.
- Si vous vendez en hiver un bien avec extérieur, fournissez des photos d’été datées et identifiées comme telles.
- Évitez de publier juste avant une longue période de vacances : l’annonce vieillit sans être vue.
- Concentrez vos efforts sur ce qui a vraiment de l’effet : le prix de départ, la qualité du dossier et la présentation.
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