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Divorce à Lausanne : que faire avec votre bien immobilier

Par Bastien Liebgott
Temps de lecture : 8min

Un divorce implique de nombreuses décisions difficiles à prendre, souvent dans un contexte émotionnel chargé. Le sort du logement commun est presque toujours au cœur des discussions — et à Lausanne, où les prix de l'immobilier sont parmi les plus élevés de Suisse romande, les enjeux financiers sont considérables.

Ce qu'il faut retenir

Situation Ce que vous pouvez faire
Accord à l'amiable Vendre ensemble à un tiers ou rachat de part
Conjoint réticent Médiation, avocat, puis juge si nécessaire
Hypothèque en cours Vérifier les pénalités de sortie avec votre banque
CECB manquant Le faire établir avant la mise en vente (obligatoire dans le Vaud)
Plus-value réalisée Impôt sur les gains immobiliers dû à l'État de Vaud
Transfert entre époux Report possible de l'impôt sur les gains immobiliers

 

Ce que dit la loi suisse sur le bien immobilier en cas de divorce

En Suisse, le régime matrimonial détermine la manière dont les biens sont partagés lors d'un divorce. Sans contrat de mariage spécifique, c'est le régime de la participation aux acquêts qui s'applique automatiquement — et c'est le cas pour la grande majorité des couples.

Concrètement, cela signifie que les biens acquis en commun durant le mariage — dont la résidence principale — font partie des acquêts et sont partagés à parts égales entre les deux époux.

Trois situations sont possibles pour votre bien immobilier :

  1. L'un des époux rachète la part de l'autre et conserve le logement
  2. Les deux époux s'accordent pour vendre et se répartissent le produit de la vente
  3. Aucun accord n'est trouvé : le juge peut alors être saisi pour trancher

Point crucial à connaître : il est impossible de vendre un bien immobilier en copropriété sans l'accord de son conjoint. Sans la signature des deux parties, aucune vente ne peut se conclure chez le notaire. Chercher un accord amiable est donc non seulement plus rapide, mais aussi juridiquement indispensable.

 

Vendre ou racheter : comment choisir ?

C'est souvent la question la plus difficile à trancher, car elle mêle des considérations financières, pratiques et émotionnelles.

Racheter la part du conjoint

Si l'un des époux souhaite conserver le bien, il doit en racheter la moitié à sa valeur de marché. Cela implique de disposer de la capacité financière pour reprendre seul l'hypothèque existante, ce que les banques évaluent soigneusement.

Cette option est envisageable si :

  • Vos revenus vous permettent de supporter seul les mensualités hypothécaires
  • Votre banque accepte la reprise du crédit à votre seul nom
  • Des enfants sont présents et la stabilité du domicile est une priorité

Vendre le bien

La vente à un tiers est souvent la solution la plus équitable et la plus simple, notamment quand les deux conjoints souhaitent tourner la page et reprendre une vie indépendante. Elle permet à chacun de récupérer sa part nette, de rembourser l'hypothèque, et de repartir sur une base saine.

À Lausanne, le marché immobilier reste dynamique : les biens de qualité trouvent preneur rapidement, ce qui joue en faveur d'une vente dans de bonnes conditions.

 

Les spécificités vaudoises à ne pas négliger

Le CECB : un document obligatoire à Lausanne

Dans le canton de Vaud, tout bâtiment d'habitation mis en vente doit être accompagné d'un Certificat Énergétique Cantonal des Bâtiments (CECB), en vigueur depuis le 1er janvier 2017. Ce certificat évalue la performance énergétique de votre bien et doit être remis à l'acheteur au plus tard lors de la signature de l'acte de vente.

Les frais d'établissement du CECB sont à la charge du vendeur. Comptez entre 500 et 1 500 CHF selon la taille et la complexité du bien.

Bonne nouvelle dans votre situation : si le bien est transféré directement entre époux dans le cadre du divorce (rachat de part), cette obligation de CECB peut être levée. En revanche, si le bien est vendu à un tiers, le certificat est exigé.

L'impôt sur les gains immobiliers dans le canton de Vaud

Lors d'une vente immobilière à Lausanne, un impôt sur les gains immobiliers (IGI) est dû à l'administration fiscale vaudoise sur la plus-value réalisée. Son calcul repose sur deux critères : le gain réalisé et la durée de détention du bien.

Plus longtemps vous avez détenu le bien, plus le taux est faible. Pour une détention de 10 à 12 ans — durée fréquente pour un couple qui divorce, la durée moyenne du mariage en Suisse étant de 15 ans — le taux tourne autour de 14%.

Exception importante : en cas de transfert de propriété entre époux directement lié au divorce ou au régime matrimonial, l'impôt est reporté (Art. 65 LI vaudoise). Ce n'est pas une exonération, mais un différé qui peut représenter un avantage de trésorerie significatif si l'un des époux conserve le bien.

Le notaire calcule et perçoit cet impôt lors de la vente. Il retient généralement 5% du prix de vente à titre de garantie pour l'administration fiscale.

L'hypothèque : un nœud souvent sous-estimé

Si votre bien est financé par une hypothèque à taux fixe en cours, la résiliation anticipée entraîne généralement une pénalité de sortie pouvant être très élevée selon la durée restante et le taux en vigueur. Trois solutions existent :

  • Attendre l'échéance naturelle du contrat avant de vendre
  • Faire reprendre l'hypothèque par l'acheteur (nécessite l'accord de la banque)
  • Payer la pénalité et l'intégrer dans le calcul global de la vente

Il est fortement conseillé de contacter votre banque dès que la décision de vendre est prise, pour chiffrer précisément ce coût.

 

Et si mon conjoint refuse de vendre ?

C'est l'un des blocages les plus fréquents et les plus douloureux. En Suisse, il n'est pas possible d'obliger un conjoint à vendre un bien immobilier sous la contrainte. En l'absence d'accord amiable, le recours au juge est la voie légale pour débloquer la situation.

Le tribunal peut alors :

  • Attribuer le bien à l'un des époux contre indemnisation de l'autre
  • Ordonner la vente aux enchères judiciaires si aucune solution n'est trouvée

Cette procédure est longue, coûteuse et source de tensions supplémentaires. Un accompagnement par un avocat spécialisé en droit matrimonial à Lausanne est fortement recommandé dès que le dialogue est rompu.

 

Pourquoi vendre rapidement peut être le meilleur choix

Dans un contexte de divorce, prolonger l'indivision du bien immobilier signifie conserver un lien contractuel avec son ex-conjoint — une hypothèque commune, des charges à répartir, des décisions à prendre ensemble. Pour beaucoup, c'est une source de conflits supplémentaires au moment où chacun cherche à reconstruire sa vie.

Vendre rapidement permet de :

  • Clore proprement le chapitre financier du mariage
  • Récupérer des liquidités pour se reloger dans de bonnes conditions
  • Éviter les frais d'indivision prolongée (charges, entretien, intérêts)
  • Profiter des bonnes conditions du marché lausannois

 

Comment Neho vous accompagne lors d'un divorce à Lausanne

Vendre sa maison lors d'un divorce est une situation qui demande à la fois de la rigueur professionnelle et de la discrétion humaine. Chez Neho, nous comprenons que vous n'avez pas besoin de complications supplémentaires.

Notre modèle vous permet de bénéficier d'un service immobilier complet, de l'estimation à la signature chez le notaire, avec une commission fixe et transparente — souvent inférieure à celle d'une agence traditionnelle. Concrètement, cela signifie que le produit net de la vente à partager entre les deux époux est plus élevé.

Ce que nous faisons pour vous :

  • Une estimation précise de votre bien à Lausanne, basée sur les données du marché vaudois en temps réel
  • La mise en vente sur les principales plateformes (Homegate, ImmoScout24, Comparis…)
  • La gestion des visites et des négociations, sans que vous ayez à vous coordonner constamment avec votre ex-conjoint
  • Un accompagnement jusqu'au notaire, pour que la transaction se conclue dans les meilleures conditions

La première étape ne coûte rien et ne vous engage à rien : obtenez une estimation gratuite de votre bien en 3 minutes.

 

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Bastien Liebgott
Bastien Liebgott
Digital Manager

Passionné par l'immobilier, Bastien a rejoint Neho en 2022 après plusieurs expériences dans la création de contenu et l'expérience utilisateur. Son objectif au quotidien : rendre le site et les articles du blog aussi clairs et utiles que possible, pour que chacun y trouve des réponses concrètes à son projet immobilier.

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